Les "Débroussailleurs" de l'Aqueduc de Castries
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Aujourd’hui l’aqueduc ne rempli plus son rôle, à savoir, amener l’eau de la source de fontgrand jusqu’au château ; en effet, faute d’entretien et dans cette région aride, la végétation a tôt fait d’envahir l’ouvrage et d’empêcher l’écoulement de l’eau.
Aussi une équipe de volontaires se retrouvent tous les derniers samedis du mois pour redonner vie à l’œuvre de Paul Riquet.

Au début il s’agissait de débroussailler et dégager l’ouvrage pour le rendre visible et accessible. Aujourd’hui il faut entretenir les abords et retracer le sentier tout au long du parcours, son cheminement fait d’ailleurs le bonheur des randonneurs.
Une autre tâche est entreprise avec le dégagement du ru d’eau, pour ramener progressivement l’eau jusqu’au château. Mètre par mètre, soulever les pierres recouvrant l’ouvrage, nettoyer « la rigole » et voir ainsi petit à petit l’ouvrage reprendre vie et retrouver sa fonction première, tel est le défi que se sont lancés les débroussailleurs.
Parallèlement à ces travaux, la commune a entrepris une restauration de l’ouvrage génie civil au niveau des grands arcs, et dans le village sur le franchissement de la RN 610. D’autres tranches de travaux sont prévues. Les débroussailleurs ne sont pas étrangers à cet engagement municipal.
Depuis mai 2003 ils sont une centaine à avoir participé au moins une fois au débroussaillage de l’aqueduc.
Alors si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à franchir le pas, et présentez-vous le dernier samedi du mois, à 8h30 au parking de la croix Coulon à Castries ; un accueil chaleureux vous y attend, et le repas du midi vous sera offert par la municipalité.
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Visite du Village en photos
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Visite du village et du Château de Montlaur
à Montaud dans l'Hérault.
1. Village de Montaud
La commune est dominée par les ruines du Château de Montlaur, édifié au XIe siècle sur une position stratégique et démantelé en 1622 lors d'un siège mené par le Duc de Rohan à la tête d'une armée protestante. Montaud est un village né de ce démantèlement.
Au cœur du village, sur la place, notre petite église rurale aux volumes très simples est dédiée à la vierge et à Sainte Marguerite. Jadis, au sud, le long de la nef, le cimetière ceinturait en partie l'église et rejoignait le joli jardin de curé derrière le presbytère. Aujourd'hui le monument aux morts érigé à coté de l'église ferme le passage vers l'ancien cimetière.
Il est fait mention d'une ancienne église de Montaud dans le cartulaire de Maguelonne en 1231. Ce serait la base de l'église actuelle, construite au XIIème siècle par les moines de l'abbaye de Psalmodi. Les guerres de religion apportèrent ruines et désolation. En 1622, le château de Montlaur fut pris et démantelé par les troupes protestantes du Duc de Rohan. Le village et son église furent également malmenés, nécessitant d'importantes réparations qui furent terminées en 1677. Remaniée, l'église de Montaud fut érigée en paroisse en 1685. En 1756, l'église de Montaud et la chapelle de Montlaur furent incluses dans l'archiprêtré de Restinclières. Depuis la révolution, Montaud dépend de celui de Castries.
Dans le courant du XIXème siècle, la nef primitive fut ébranlée par l'adjonction de deux chapelles latérales. La voûte menaçant la sécurité des fidèles, on décida sa démolition, ce qui entraîna la chute de la voûte de l'abside du chœur le 31 décembre 1871. Presque aussitôt, la restauration fut entreprise ; cela nécessita l'exhaussement des murs du chœur à la hauteur des murs de la nef. C'est ainsi que tout le voûtement et la toiture de l'église furent reconstruits en 1872. Le changement du dallage et les travaux de rénovation et l'entretien s'échelonnèrent de la fin du XIXème siècle jusqu'au début du XXème.
En 1982, l'état de délabrement intérieur était tel qu'une réfection complète s'imposait. L'association paroissiale fut donc constituée le 10 septembre 1982 dans ce but, et elle reçut l'aide des bonnes volontés de tout le village. Les travaux entrepris en 1984 ont mis en évidence la qualité de l'appareillage régulier des pierres froides, la finesse des joints, les grandes arcades latérales, la petite fenêtre en plein cintre à double ressaut percée dans le mur sud-est, qui témoignent de la construction romane de l'église. Les travaux réalisés par une entreprise du village, "la Montaudoise", mettent en valeur la simplicité, l'harmonie, le recueillement de notre petite église.
2. Château de Montlaur
L’origine du château, berceau de cette ancienne maison, se perd dans la nuit des temps. Il appartenait déjà aux seigneurs de ce nom quand l’année 1095, Pons et Bernard de Montlaur se croisèrent avec Raymond Comte de Toulouse pour délivrer les lieux saint en conséquence du concile de Clermont. Il fut transmis de père en fils depuis lors jusqu’à Hector de Montlaur commandant pour le Roi en 1424 la garde de Montpellier, dont le fils Antoine sans héritier mâle, transmit tous ses biens à son cousin Jean III de Montlaur Baron de Murles (Arrêt du parlement de Toulouse en date du 28 janvier 1494).
En 1592 le château et la baronnie appartenaient a Marthe de Montlaur. Elle les cède a son proche parent Jean de Bousquet-Verlhac, de cette maison du Quescy ayant donné un cardinal au XIIIe siècle, qui venait d’épouser en 1590 une petite fille de Jean V de Montlaur. Pour sa descendance le fief sera érigé en marquisat en vertu de lettres patentes données par Louis XIV à Saint Germain en Laye le 25 Décembre 1679, enregistré en 1680.
En 1748 Jacques-Josèphe-Toussaint-Hercule IIème marquis de Montlaur meurt sans enfants laissant son héritage à sa petite nièce, fille de Étienne de Montlaur et de Marie de FAUR, mariée en 1740 à Henri-Josephe-Engène de Villardi, comte de Quinson, de cette maison originaire du Milanais, possessionné en Provence avant 1350 qui rend hommage cette même année 1748, comme IIIème Marquis de Montlaur. Son fils Gabriel-Josèphe-Raymond, Baron des états de Languedoc en 1784 fera substitué son nom et armes à celles de Montlaur et Louis XVI ré-érigera pour lui en marquisat par lettres patentes données à Versailles en 1782, enregistrées en 1787. Depuis cette époque le Château n’a pas cessé d’appartenir a la même famille.
Re-Découvrez Montpellier
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Reconnaissez-vous la ville de Montpellier ?
Illustrations de Jean-Marie Amelin (Architecte/Illustrateur - 1785-1858)
Sources Médiathèque Montpellier-Agglomeration
(Zoom, cliquez sur la gravure)
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Les Marchés de Sommières
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Les Marchés de Sommières.
Sommières à 15 mn de Montaud est dans le département du Gard. Situé prés du Vidourle qui a tendance à souvent sortir de son lit ...Le marché de Sommières est tous les samedi. Le charme du village, son marché méritent un passage obligatoire quand on se trouve tout près.
En musique, à défaut des marchés de Sommières, les marchés de Provence par Gilbert Becaud
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Localisation
Sommières dans l'eau en 2009
Le Château de Montlaur
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Il est pas beau notre Château !...pourvu que ça dure!

Crédit photo : Benjamin Paul Schmerber
AIDEZ-NOUS AU RENOUVEAU DU CHATEAU DE MONTLAUR EN SOUSCRIVANT (déductible des impôts)
Visite du Parc du Château de Castries
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Ballade dans le parc de Castries et dans cinq siècles d’histoire.
Le 11 septembre, une quinzaine d’entre nous ont eu la chance de profiter d’une Journée du Patrimoine avant l’heure.
Notre ami Jacques, castriote de cœur, nous a fait partager sa passion pour Castries, ses jardins et son château.
Durant quasiment deux heures, nous avons découvert l’origine et l’histoire de ces jardins, expliquées avec grande clarté et pédagogie, dans le cadre historique des familles qui se sont succédées au fil des siècles sur ce lieu.
Voici quelques tableaux de cette belle après-midi, présentés par notre conteur.
- Visite du parc du chateau de Castries en photo
- Visite commentée : Episode 1
- Visite commentée : Episode 2
Visite du Parc du château de Castries - Partie 1
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On ne peut dissocier le parc et le château ; le parc est le prolongement du château.
Ce château appartient à une famille, qui a commandé et vécu la construction, l’élévation de l’immeuble, et qui a voulu un jardin, l’a vu naître et s’épanouir.
Je vais donc au travers de quelques cinq siècles, vous raconter l’histoire de cette famille, de son réputé château, et de ce parc de 15 ha.
Ballade dans le parc, sur les terrasses et sur la cour d’honneur du Château.
Les jardins
Le parc du château est un jardin à la Française. Il a été conçu par André Le Notre, qui deviendra ensuite le paysagiste de Louis XIV. A la création de ce jardin, en 1676, il n’existait que très peu de jardins en France, quelques uns de type enclos médiéval, à proximité des monastères où les moines cultivaient des plantes médicinales.
Sans vouloir donner une définition précise de ce qu’est un jardin à la française, nous pouvons en tracer les grandes lignes qui s’appliquent à notre cas.
Le plan est géométrique, il domestique, il impose, il ordonne la nature. Le jardin est dessiné comme un édifice. Il y a un axe sur lequel s’ordonnent symétriquement les allées, les alignements d’arbres, et de grands parterres qui sont des espaces libres couverts de verdures ou de gazons.
L’eau vient s’intégrer à ces compartiments par des bassins, par des jets d’eau par des cascades et des rigoles.
Une terrasse surélevée permet de saisir l’ordonnancement du jardin et d’en apprécier les perspectives.
En s’éloignant du château et du cœur du jardin, la nature reprend ses droits, la végétation redevient naturelle et plus sauvage.
Le parc, dans sa présentation actuelle, est organisé selon les plans d’origine, mais sans doute avec des essences différentes. Effectivement ce jardin a vécu, a grandi, s’est épanoui, mais aussi a souffert au gré des saisons, des hivers rigoureux, mais également a été marqué par la main de l’homme ; notamment lorsque le château faisait office d’hôpital militaire, ou lorsqu’il était occupé par les Allemands.
Le duc René de Castries et son épouse Monique de Cassagne ont remis en état ce jardin en 1936, alors que la nature reprenait ses droits et que ronces, arbres et végétation sauvage avaient envahi la cour d’honneur, les terrasses et le parc.
Cependant, avant ce parc il existait déjà un jardin magnifique, et il était à Montpellier. En effet en 1593, Henri IV signe les lettres patentes qui créaient une chaire de professeur de médecine à Montpellier et un jardin des plantes associé à cette chaire. C’était le plus beau jardin de France. Il se composait à l’origine de trois parties : les plantes médicinales, un carré du roi, et le jardin de la Reine.
Aujourd’hui il ne reste qu’une partie du jardin des plantes médicinales, mais que l’on appelle toujours : le jardin des plantes.
Voilà pour la partie jardin, voyons maintenant dans quel contexte, dans quel environnement historique s’est créé ce jardin.
Le château à ses débuts
L’histoire commence au XIVe siècle.
Quelques repaires pour situer le mode de vie à cette époque.
La France compte alors 12 millions d’habitants et 32 500 paroisses. Il faut 22 jours pour aller de l’Escaut aux Pyrénées.
Ce XIVe siècle sera sombre pour la région : siècle de brigandage, (les chevaliers lorsqu’ils ne sont pas utilisés à leur première fonction deviennent brigands et pillent aujourd’hui les paysans qu’ils défendaient hier) ; siècle marqué par un conflit avec les Anglais contestants une succession royale à laquelle il manque un descendant mâle dans la lignée des Capétiens et qui nous vaudra une guerre de cent ans ; siècle de lourdes impositions, après que la seigneurie de Montpellier soit rattachée à la couronne de France ; siècle de grandes famines et de gelées mortelles qui s’abattent sur la région : en 1347 le Rhône gèle ; et puis le fléau des fléaux : la peste noire ; elle arrive d’Italie et va décimer les populations : Montpellier perd les 2/3 de ses habitants, 10 consuls sur 12 périrent de la peste (entre 1348 et 1352 on comptera 25 millions de morts en Europe) ; dans les villes, la moitié des maisons sont abandonnées, des villages disparaissent. Les paysans renoncent à cultiver leurs terres, ils doivent partager les récoltes avec les sangliers, les ours de l’Aigoual, les loups, les cerfs et les lapins. Les surfaces cultivées s’amenuisent et la forêt sauvage envahit les terres cultivées.
Le pays est exsangue, pauvre, malade, ruiné par les impôts.
A la fin de ce XIVe siècle, au terme de ces calamités, Castries compte à l’intérieur de son mur d’enceinte au pied du vieux château (manoir gothique) 11 feux, soit 55 habitants environ.
Villages morts, terroirs en friche, seigneuries abandonnées, tous ces biens perdent de leur valeur et sont à la vente.
Des gens riches, de diverses provenances notamment étrangères, anciens soldats, marchands, nobles, changeurs, achètent ruines et terres et constituent de vastes domaines.
On verra les Villardi originaires du Milanais s’installer dans le comtat Venaissin, ils deviendront Montaudois quelques siècles plus tard ; les Bonzi s’installent à Narbonne.
Au XVe siècle, l’horizon s’éclaircit.
Bien que diminuée, Montpellier reste une cité cosmopolite et le commerce repart autour de Notre Dame des Tables. Les rois font de cette ville la capitale administrative du Languedoc ; Charles VIII (1483-1498) exempte d’impôts tout étranger qui vient s’installer avec ses biens, et dispense ses héritiers du droit d’aubaine (droit qu'a le gouvernement à la succession d'un étranger décédé en France).
Au milieu du XVe siècle, un évènement va donner à Montpellier un destin hors série ; Jacques Cœur, grand argentier du roi, (il était tellement riche, qu’on pensait qu’il avait un secret pour fabriquer de l’or) vient s’installer à Montpellier. Il crée une flotte de 12 navires et fait le commerce avec les pays méditerranéens.
Une famille Montpelliéraine, venue de Majorque avec les rois d’Aragon, réalise une considérable ascension aux cotés de Jacques Cœur, et établit sa fortune. C’est la famille des La Croix, dont les ancêtres sont apparentés à Saint Roch. Ils sont armateurs et leurs flottes charrient des épices qui ont confirmé ce nom de Montpellier (Mons pistillarius, nom des épices)
Et c’est là que commence la belle histoire de Castries.
Guillaume de la Croix est conseiller financier du roi. En 1493, il est nommé gouverneur de Montpellier.
Pour garder un siège de façon permanente aux Etats du Languedoc, il doit posséder une baronnie. Castries est à vendre, il l’achète à Pierre de Ganges le 13 avril 1495.
Guillaume sera le 1er baron de Castries.
Suivra une nombreuse descendance ; au passage notons :
Jacques de la Croix de Castries, quatrième baron de Castries 1536-1575
Le 17 septembre 1565, il épouse Diane d’Albenas. La seigneurie de Collias, qui appartient à son épouse, enferme sur son territoire le célèbre Pont du Gard. La légende veut qu’elle réparât de ses deniers l’aqueduc Romain lors de la visite en Languedoc de Charles IX et de Catherine de Médicis, accompagnés d’Henri de Navarre, futur Henri IV. On en déduit que Diane d’Albenas était très fortunée.
Elle décide après son mariage de reconstruire le château de Castries. Le château gothique est rasé, mais ils gardent une salle basse comme citerne, et ou figure sur le mur une inscription « Jacques de la Croix de Castries et Diane d’Albenas son épouse ont établi cette sisterne en l’an 1565 ».
Le château que nous connaissons dans sa forme actuelle date de cette époque.
Jacques de la Croix, baron des Etats du Languedoc, gouverneur de Sommières, est député des Etats de la province du Languedoc auprès de Charles IX (1560-1574)
Il entretient des troupes levées à ses dépens, ce qui le met en grande considération auprès du roi Charles IX. Les de la Croix délaissent progressivement leur métier d’armateur pour s’investir dans celui des armes.
Au XVI –XVII° siècleS, nouvel épisode noir
« Deux mots dont la conjonction parait incompatible ont pourtant été associés pour former cette locution extrêmement redoutable : guerre de religion ». (Propos empruntés à Gaston Baissette).
Ces guerres de religion vont amener de nouvelles calamités sur la région.
Quelques chiffres pour étayer mes propos : entre 1561 et 1572, sous Charles IX il y eut huit traités de paix (peu ou pas respectés), une dizaine de grandes batailles, la mort de grands personnages, la mort de milliers de paysans et de citadins, et la destruction de centaines d’agglomérations.
Henri IV, ce Béarnais de souche et de confession protestante s’est converti au catholicisme pour pouvoir accéder au trône de France (1589-1610)
En 1598 il signe l’Edit de Nantes, édit de tolérance, octroyant 51 villes de sûreté, dont Montpellier et Sommières, aux protestants. Dans ces villes, les protestants auront toute liberté pour pratiquer leur religion.
Malgré l’Edit de Nantes, malgré la concession de places de sûreté, certaines villes ne tolèrent pas le culte protestant, d’autres villes ne tolèrent pas le culte catholique.
A Montpellier, les catholiques « qui voulaient garder la foi de leur pères ne pouvaient se rendre à l'église : elle était détruite, ou la porte en était barrée par des piquets, sur ordre d'un chef protestant ». Les tribunaux sont partiaux.
En 1610 à la mort d’Henri IV, le Duc de Rohan, pair de France, gendre de Sully, de sang Royal, est placé à la tête des armées de la religion dite « réformée ».
En ce début 1622, le roi Louis XIII (1610-1643) descend sur Toulouse pour mettre un peu d’ordre dans les villes, et s’achemine ensuite vers Montpellier où Rohan s’est installé pour commander ses opérations.
Les troupes de Montmorency ainsi que celles du baron de Castries d’alors : Jean de la Croix, partent à la rencontre des troupes Royales.
La situation est inespérée pour le duc de Rohan : tous les guerriers sont sur les routes à la rencontre du roi, personne pour défendre les villes, il va donc attaquer et causer du dégât autour de Montpellier.
Rohan sort de Montpellier et va sur Aigues-Mortes (construit entre 1272 et 1300) qui lui résiste, n’ayant pu franchir la tour Carbonnière.
Il vient alors sur Montlaur qui lui résiste également. Mais le 28 mars, samedi avant Pâques, accompagné de renforts (7000 hommes et 400 chevaux venant de Nîmes, Uzès et Sommières), cette fois il enlève la place après un très rude combat.
Pour revenir sur Montpellier, Rohan pille et incendie le château de Beaulieu, puis s’attaque à celui de Castries, inoccupé, qui n’oppose pas de résistance. Il incendie et détruit l’aile Est. Il promulgue depuis Uzès l’ordonnance suivante : « Henri, duc de Rohan, … ordonnons de démolir les murailles du lieu de Castries … et de combler les fossés aux frais de la population ». Cette ordonnance est datée du 4 mai 1622. C’est de cette période que date la disparition des murailles de Castries.
Sensible au dommage subi par son fidèle serviteur, Louis XIII assura à Jean de Castries une rente et le pourvu d’un titre de comte.



























