Acis

Mar
16
2010
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nere

Blondes vierges des mers, divines néréides,

Filles de l’océan vous qui nagez, rapides,

Vous dont le sein reçoit le caressant baiser

Du flot toujours mouvant qui vient vous épouser,

Vous qui vivez toujours au sein des mers profondes,

Ô vous qui connaissez les abîmes des ondes,

Où Poséidon, dit-on, enferme ses trésors,

La caverne où, la nuit, Amphitrite s’endort,

Venez à mon secours, je réclame votre aide !

Toutes, vous connaissez le secret qui m’obsède.

Je cherche Galatée qui parfois, sur ces bords,

Vient offrir au soleil ses amoureux trésors.




Nereide1


J’ai vu, dans les flots bleus, jouer cette divine.

J’ai vu son corps bondir sur la rive marine,

Grimper sur un rocher, lumineux, ruisselant,

Présenter au soleil son être ensorcelant.

Je l’ai vue, étendue, dormir sur le rivage,

Respirer le soleil et, le sein frémissant,

S’offrir aux doux baisers d’un zéphyr caressant.

Parfois, devant la mer, sur un rocher assise,

Tout son être goûtait une douceur exquise.

Et les tièdes rayons du soleil matinal

Auréolaient d’amour son beau corps virginal.



nereides

Et moi, j’étais ravi de la vision splendide !

Je contemplais toujours la belle néréide.

Et craignant que me voir puisse l’effaroucher,

Vers elle, l’adorant, je n’osais pas marcher.

Mais, j’emplissais mon cœur de sa divine image,

Craignant que ma vision ne soit qu’un beau mirage !

Soudain, sous les rayons d’un soleil trop brûlant,

Elle bondit dans l’eau d’un plongeon turbulent,

Je la vis, tout à coup, s’évanouir, rapide,

Au sein des profondeurs de l’étendue liquide.

Et depuis je la cherche et je veux la revoir.

Néréides, vers vous, je crie mon désespoir.





 


nere

 

Depuis ce jour radieux où je l’ai découverte,

Sans cesse je reviens sur la plage déserte.

Je revois dans mon cœur sa divine beauté.

Mais quand j’ouvre mes yeux inondés de clarté,

Elle n’est plus ici, sur le rocher, assise,

Et la douleur succède à la douceur exquise.

Sans elle, pour mon cœur, il n’est plus de soleil.

Qu’elle surgisse enfin dans le matin vermeil !

Filles de l’océan, mon unique espérance,

Dites à Galatée, dites-lui ma souffrance.

Demandez-lui pour moi de revenir au jour,

Et pour la décider, dites-lui mon amour !