La course Camarguaise
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(crédit photos : Eric Halley photographe )
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Entre Provence et Languedoc chaque village possède son arène. Pendant la saison taurine, traditionnellement de Pâque à la Toussaint, s’y déroulent les fameuses courses de taureaux.
Ces jeux, d’un public averti et passionné méritent quelques explications.
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Origine

La course camarguaise est née au milieu du XIXe siècle. Dans les cours des mas (fermes) de Camargue, les ouvriers s’amusaient à affronter les taureaux, courraient devant eux et se réfugiaient sur des charrettes disposées autour de la cour.
Pour pimenter le jeu, des objets les plus divers, comme des fleurs, furent placés à la base des cornes, le jeu consistait alors à récupérer le précieux objet sans risquer de se faire encorner. Au début du XXe siècle le jeu fut codifié.
L’affrontement entre les hommes (raseteurs) et le taureau (cocardier) s’appelle selon les localités, la course libre, la course à la cocarde, ou la course provençale pour devenir de nos jours la course camarguaise.
La Course Camarguaise

Elle nécessite la présence de 6 taureaux qui, l’un après l’autre et pendant 15 minutes, vont courir dans l’arène et défendre leurs attributs, à savoir :
La cocarde, minuscule tissu rouge placé entre les cornes sur le frontal de l’animal.
Les glands, petits pompons de laine blanche fixés à la base de chaque corne.
Les ficelles, de couleur jaune/orangé enroulées à la base de chaque corne.
La course camarguaise est un sport pratiqué selon des règles très précises, et régi par la Fédération Française de la Course Camarguaise (FFCC.info)
Les taureaux
Les cocardiers sont élevés en manades.
Ils peuvent courir pendant 8 à 10 saisons, entre l’âge de 4 à 14 ans.
Ils effectuent en moyenne 6 courses par saison et peuvent vivre jusqu’à 20 ans.
Certains ont acquis, grâce à leurs excellentes courses une réputation extraordinaire ; ils se sont fait un nom, et même une renommée.
Aujourd’hui, les taureaux les plus en vue s’appellent Virat, Mathis ou Camarina
Les raseteurs

Athlètes complets, ils sont généralement semis professionnels. C’est eux, qui tout de blanc vêtus tenteront d’enlever les attributs à l’animal.
Pour cela, ils disposent d’un crochet, sorte de peigne à 4 lames dentées. Chaque vedette a marqué son temps, on se souvient de Soler, Chomel, Castro et actuellement Allouani. Dans ce duel entre le fauve et l’homme, le taureau possède sa puissance, sa vitesse et ses cornes ; le raseteurs lui, a sa souplesse sa détente et l’intelligence du raset ; le taureau récolte les honneurs et les bravos, le raseteur la popularité, les primes et parfois aussi les blessures. Lorsque les acteurs offrent un beau spectacle, alors, on entendra retentir l’air de Carmen.
Le mot de la fin à Théophile Gautier : « la course camarguaise ce n’est pas un plaisir, c’est la satisfaction d’une passion brutale et sauvage mais humaine, et il résulte de ce spectacle un mélange d’assouvissement et de lassitude tel qu’on en ressent au lendemain d’une grande débauche. »
Alors si un jour vous entendez, à proximité d’une arène des hauts parleurs crachouillant un air de Carmen, entrez. Le spectacle en vaut la peine.
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Santiago









